Réunion publique le 12 juin à la bourse du travail de St Denis, 19h!
Le deuxième mandat de Donald Trump marque un tournant dans l’histoire de l’impérialisme étasunien. Après les bombardements au Yémen, en Iran, en Somalie, en Colombie, en République dominicaine, au Mexique et au Nigeria, l’enlèvement de Nicolás Maduro, la guerre contre l’Iran et le Liban, menée conjointement avec l’avant-poste israélien, en sont une parfaite illustration. Mais l’impérialisme n’est pas l’apanage de Trump. Depuis 1945, les États-Unis organisent le capitalisme mondial et punissent, avec leurs alliés, les récalcitrants de la mondialisation désignés comme des « États voyous ». La France est partie prenante de cette dynamique, en particulier dans ses anciennes colonies, même si son influence est clairement en déclin. L’émergence de la Chine et la remise en cause de l’hégémonie atlantiste embarquent l’Europe, et en particulier la France, vers une troisième guerre mondiale. La guerre en Ukraine a peu de chances de s’achever tant que les États-Unis et l’Union européenne poursuivront leur logique d’élargissement de l’OTAN et de projection économique vers l’Est. Les appels timorés de la diplomatie française au respect du droit international ne sauraient masquer le réarmement massif de la France et sa préparation à la guerre aux côtés des États-Unis. La question qui se pose avec force est celle des moyens nécessaires pour mettre en échec les agressions impérialistes. À l’évidence, la constitution d’un véritable mouvement antiguerre relève de l’urgence absolue. Mais, l’expérience accumulée depuis les guerres d’Irak le montre, les mobilisations populaires contre la guerre, même les plus massives comme celles de 2003, sont incapables, à elles-seules, d’arrêter l’engrenage impérialiste. Il faut donc réfléchir aux moyens politiques, au rôle des États, aux alliances envisageables au niveau international dans un monde où la suprématie étatsunienne est de plus en plus contestée. En France, l’élection présidentielle de 2027 se jouera aussi, en partie, sur les questions internationales. Elle peut offrir à la gauche de rupture une possibilité d’affaiblir l’impérialisme en son cœur en mettant fin à l’alliance entre les États-Unis et la France et à l’escalade vers une Europe de la guerre. En attendant, cet événement et le meeting international contre la guerre, prévu à Londres le 20 juin, constituent une nouvelle étape dans la préparation d’un mouvement anti-impérialiste.
Avec :
Christophe Ventura, membre de la rédaction du Monde Diplo et directeur de recherche à l’IRIS
Bally Bagayoko, maire de St Denis
Stathis Kouvélakis, membre de la rédaction de Contretremps
Hèla Yousfi, universitaire, vice présidente du cercle des économistes arabes
Marlène Rosato, FI
Françoise Vergès, militante décoloniale, essayiste
Jérôme Legavre, député FI, membre du POI
Yazid Arifi, QG décolonial
Organisé par Faire bloc, faire peuple – Tsedek – UJFP – QG Décolonial – Appel contre la guerre permanente et pour la paix révolutionnaire
En live sur Parole d’honneur