Voilà donc 10 ans que Donald Trump est entré dans nos vies. Et depuis 10 ans, le commentaire politique occidental, en particulier d’extrême centre, s’épuise à psychologiser Trump. Il serait fou. Narcissique. Irrationnel. Son arrivée au pouvoir en 2016, puis son retour en 2025, ne seraient que les conséquences malheureuses d’un accident de l’histoire — une anomalie surgie au sein d’institutions par ailleurs saines, vertueuses, démocratiques.
Cette lecture a un avantage formidable : elle dispense totalement de s’interroger sur le système qui a produit Trump, et invite à attendre tranquillement le retour à la raison de l’Oncle Sam.
Si Trump est fou, le problème, c’est Trump. Si Trump est une anomalie, il suffit d’attendre qu’il disparaisse. Si Trump est l’ennemi de la démocratie américaine, alors les institutions américaines demeurent fondamentalement innocentes.
Nous refusons évidemment cette lecture, avec la dernière énergie. Notre thèse s’inscrit dans le cadre de notre analyse de la trajectoire américaine sur le temps long : Trump n’est donc nullement une anomalie du système. Il en est le produit cohérent. L’expression la plus pure de ce les États-Unis n’ont jamais cessé d’être et qu’ils assument désormais en toute décomplexion à la faveur de plusieurs décennies d’explosion des inégalités et de poussée de fièvre raciste.
En définitive, Trump est le nom que prend le fonctionnement normal des États-Unis lorsque les masques tombent.
Pour comprendre cela, il faut remonter quelque 250 ans en arrière.
I. L’oligarchie sans masque
La puissance américaine se construit autour d’une conception frelatée de la démocratie, diluée dans la mortifère logique de l’accumulation. En 1776, ce n’est pas une révolution populaire qui se joue : c’est une rupture menée par des propriétaires terriens, des esclavagistes, qui refusaient de partager avec Londres les bénéfices d’un pillage qu’ils entendaient conduire seuls. Dès sa fondation, le projet américain est fondamentalement ethnosuprémaciste. Les « droits inaliénables » dont parle Jefferson sont écrits par un homme qui en possède plus de six cents autres.
C’est sur cette fondation que s’édifie tout le reste : le génocide des populations autochtones, l’esclavage de millions d’Africains, l’expansion territoriale, puis la domination économique et militaire d’une large partie de la planète. La grande bourgeoisie américaine est le produit direct de cette histoire.
Qu’est-ce que Trump, sinon précisément cette bourgeoisie portée à son plus haut degré de visibilité ? Regardons les faits de près, parce qu’ils valent mieux que tous les discours.
Donald Trump est l’héritier de Fred Trump, promoteur immobilier enrichi grâce aux subventions fédérales — tout en pratiquant la discrimination raciale, pour laquelle il sera poursuivi en 1973. En 2018, le New York Times a révélé que Donald Trump avait reçu 413 millions de dollars de son père via des montages fiscaux frauduleux. Le même homme qui se présente comme un self-made man. Son mentor politique ? Roy Cohn, bras droit du sénateur McCarthy (oui, celui du Maccarthysme). De Cohn, Trump a appris une seule règle : n’admettre jamais, contre-attaquer toujours.
Avant de se déclarer candidat, il a versé des centaines de milliers de dollars de donations aux deux partis : Clinton, Pelosi, Kennedy, Reid. Pourquoi ? Il l’a dit lui-même en 2015 : « Quand j’appelle, ils viennent. C’est comme ça que ça fonctionne. » Voilà la démocratie américaine résumée par l’un de ses acteurs les plus cyniques.
Cet homme ne constitue aucune rupture avec les élites américaines. Il en est l’une des incarnations les plus abouties. Sa seule spécificité : il ne prend plus la peine de dissimuler son projet derrière les grands récits humanitaires dont les États-Unis ont longtemps accompagné leur domination.
Rappelons-nous. En 1999, l’OTAN bombarde la Yougoslavie au nom de la protection des civils albanais du Kosovo — sans mandat de l’ONU. En 2003, c’est l’Irak : les armes de destruction massive qui n’ont jamais existé, 200 000 civils morts, un pays livré au chaos pour des décennies. En 2011, la Libye : intervention présentée comme humanitaire sous résolution ONU, État détruit, marché aux esclaves ouvert.
Dans tous ces cas, le même lexique : liberté, droits de l’homme, démocratie. Et derrière ce lexique, les mêmes intérêts : pétrole, marchés, bases militaires, influence stratégique.
Trump, lui, parle le langage brut du rapport de force. Il ne ment pas mieux que ses prédécesseurs. Il ment moins.
Trump dénude la logique de la prédation étasunienne, et ouvertement ce que l’impérialisme américain faisait en prenant soin de s’envelopper d’un vocabulaire plus élégant.
Trump n’est donc pas l’accident qui aurait frappé de l’extérieur le Parti républicain, et par ricochet le pays dans son ensemble. Il est l’enfant légitime de son histoire récente. Pendant des décennies, les dirigeants conservateurs ont cultivé la défiance envers les élites dégénérées et multiculturelles de Washington, nourri les angoisses identitaires et entretenu l’idée que l’Amérique était dépossédée d’elle-même. Lorsque Trump est apparu, il n’a pas inventé ce discours : il l’a poussé jusqu’à ses conséquences logiques. Si une partie de l’establishment républicain a été balayée en 2016, c’est parce qu’elle a été dépassée par les forces qu’elle avait elle-même contribué à libérer. Trump n’a pas créé la radicalisation de l’électorat républicain ; il en a été le bénéficiaire le plus habile. Et il l’a fait non pas comme un homme venu du peuple contre les élites, mais comme un milliardaire disposant d’une puissance financière, médiatique et symbolique hors de portée du commun des citoyens.
Trump n’a jamais combattu l’oligarchie américaine. Trump est l’oligarchie américaine.
Mais l’oligarchie ne se maintient pas dans le vide. Pour durer, elle a besoin que la colère de ceux qu’elle exploite se retourne contre autre chose qu’elle-même. Cette colère, elle existe. Et elle a une source très concrète.
II. La colère détournée
Ce système oligarchique que nous venons de décrire — celui qui fabrique des Trump — a produit des ravages concrets. Des régions entières ont vu disparaître leurs emplois. La crise de 2008 a détruit des millions de foyers — et pendant ce temps, les grandes fortunes s’enrichissaient. Face à ce désastre social, démocrates et républicains ont pareillement protégé Wall Street. Cette colère légitime, sans débouché, Trump a su la capturer.
Trump ne remet évidemment pas en cause les structures du pouvoir, mais racialise avec l’outrance nécessaire la colère qui aurait pu se diriger contre elles, leur offrant donc la revanche dont elles sont avides contre les élites multiculturelles des grandes villes et contre la racaille indigène qu’elles privilégieraient.
« Les travailleurs blancs, bien qu’ils reçoivent de bas salaires, sont en partie compensés par une sorte de salaire public et psychologique : on leur témoigne une déférence publique parce qu’ils sont blancs, on les admet librement dans les espaces publics et les meilleures écoles, on les associe aux rangs de la police. » — W.E.B. Du Bois, Black Reconstruction in America, 1935
Depuis l’origine des États-Unis, les classes dirigeantes ont trouvé dans la hiérarchisation raciale un outil pour empêcher l’émergence d’une contestation sociale unifiée. Le travailleur blanc pouvait être exploité, pauvre, endetté — il conservait le privilège d’appartenir au groupe racial dominant. La solidarité raciale substituait durablement à la solidarité de classe.
Trump ne crée évidemment pas cette logique. Il en est l’héritier le plus cynique.
Il ne propose nullement au prolétariat américain une amélioration substantielle de ses conditions matérielles. Il offre à son fragment blanc la promesse de retrouver une position symbolique dominante. Et cette promesse a fonctionné — parce que rien, institutionnellement, ne l’a arrêtée.
III. Les institutions à nu
Dieu sait pourtant à quel point les États-Unis nous ont été présentés ces 30 dernières années comme le nec plus ultra de l’État de droit, la séparation des pouvoirs, la stabilité constitutionnelle. Or un président gouverne par décrets, conteste des décisions judiciaires, voire ne les applique pas, remet en cause le résultat d’élections, kidnappe et emprisonne des dirigeants étrangers sur le sol américain — et rien ne l’arrête vraiment.
La légende veut que le système américain soit immunisé contre les dérives personnelles grâce au jeu savant des contre-pouvoirs. Trump a démontré le contraire. À mesure qu’il consolidait son emprise sur le Parti républicain, les institutions chargées de le contenir se sont mises à l’accompagner, à le justifier ou à s’effacer devant lui. Le Congrès a renoncé à exercer pleinement son rôle de contrôle, la Cour suprême s’est installée durablement dans une majorité idéologique favorable à ses orientations, et une partie de l’administration a appris qu’entre la loyauté à la Constitution et la loyauté au président, la seconde était souvent la plus rentable.
Trump fonctionne comme un révélateur chimique. Derrière la majesté des institutions se cache un édifice dont la stabilité reposait moins sur des mécanismes contraignants que sur un compromis socio-historique et le consensus bipartisan qui en découle sur les questions essentielles. Or les conditions dudit compromis ont largement été minées par 40 ans de tyrannie financière et de maltraitance sociale, pavant la voie à un acteur qui déciderait d’envoyer valser toutes les conventions de la bienséance parlementaire, allant jusqu’à fomenter (sans la moindre conséquence !) un quasi-coup d’État contre Biden début 2021.
Qu’on se le dise donc : par temps de fortes turbulences, les fables démocratiques du capitalo-parlementarisme ne sont rien de plus d’un château de cartes que le premier césariste venu peut balayer d’une pichenette.
Et à mesure que disparaissent les faux-semblants de la démocratie libérale américaine, la réalité oligarchique du système devient de plus en plus difficile à nier, qui prend désormais la forme d’une gigantesque privatisation du pouvoir politique au profit des intérêts particuliers du clan Trump.
Trois jours avant son investiture, Trump lance une crypto-monnaie à son effigie. En quarante-huit heures, sa valeur explose avant de s’effondrer, laissant des milliers de petits épargnants sur le carreau. Le lendemain, même scénario avec une crypto-monnaie associée à son épouse. Le président des États-Unis se comporte alors moins comme le garant de l’intérêt général que comme un opérateur de marché profitant de sa propre notoriété.
Autre exemple : World Liberty Financial, une société contrôlée par son entourage proche, à travers laquelle Trump a pu engranger en quelques mois des revenus qui se chiffrent en milliards de dollars sur un marché qu’il contribue lui-même à encadrer en tant que président des États-Unis. Imagine-t-on un instant un chef d’État lançant une activité privée dont la rentabilité dépend directement des décisions prises par les autorités qu’il contrôle ? Ce qui aurait autrefois provoqué un scandale national est désormais traité comme une simple actualité économique. Tout ce que nous venons de décrire — l’effondrement de la séparation des pouvoirs, la confusion entre pouvoir public et intérêts privés, l’enrichissement effréné, l’impunité totale — n’est pas seulement le signe d’une corruption individuelle. C’est le signe d’un empire qui ne croit plus avoir à se justifier.
Cette évolution ne relève pas seulement d’une transformation morale ou idéologique des élites américaines. Elle renvoie à quelque chose de plus profond : la position même des États-Unis dans le monde. Car les empires les plus puissants sont souvent ceux qui se donnent le plus de mal pour universaliser leurs intérêts particuliers et les présenter comme l’intérêt général de l’humanité. Ils produisent des doctrines, des récits, des principes. Ils cherchent à convaincre autant qu’à contraindre. Lorsqu’ils cessent de le faire, lorsqu’ils abandonnent progressivement le langage de l’universel au profit du rapport de force assumé, c’est souvent le signe qu’ils doutent eux-mêmes de leur capacité à maintenir durablement leur hégémonie.
IV. La crise de l’empire
Parce que cet empire vacille. La fulgurante ascension de la Chine, l’émergence d’un monde multipolaire, l’usure de plusieurs décennies de guerres perdues, la perte de crédibilité morale d’un Occident qui prêchait la démocratie tout en soutenant des dictateurs : pour la première fois depuis 1945, les élites américaines affrontent l’idée qu’elles pourraient ne plus dicter seules les règles du jeu mondial.
Un empire en expansion produit des stratèges capables de se projeter dans le long terme. Un empire en déclin produit des gestionnaires de crise. Les revirements incessants de Trump sur les tarifs, l’Ukraine, l’OTAN : tout cela traduit l’absence totale de cap stratégique cohérent. Derrière les coups de menton, il y a la conscience diffuse d’un déclassement impérial.
L’accord signé le 18 juin 2026 avec l’Iran en est l’illustration la plus récente et la plus cinglante. Sous pression militaire et diplomatique, Washington a accepté un protocole que le chef de l’équipe de négociation iranienne a lui-même présenté comme « l’acte d’échec des États-Unis » : levée du blocus naval, déblocage des avoirs iraniens gelés, statu quo sur le nucléaire, programme balistique iranien intégralement absent du texte. Ce que la Maison-Blanche s’efforce de vendre comme une victoire est lu, depuis Téhéran comme depuis le Wall Street Journal ou Fox News, comme un recul. L’empire recule. Il le fait bruyamment, sous les ors de Versailles où Trump a paraphé le protocole — mais il recule.
Son rapport à l’Europe l’illustre parfaitement : il la traite ouvertement comme une dépendance. Les déclarations sur le Groenland, les pressions sur l’OTAN, les divergences sur la Palestine, les menaces commerciales : Trump dit franchement ce que Washington a toujours pratiqué en silence. Et en le disant, il fracture quelque chose — y compris dans les pans les plus atlantistes des sociétés occidentales.
Ces fissures sont notre terrain.
V. Ce que nous devons faire
Trump, malgré lui, accélère les prises de conscience. Il démontre chaque jour que l’ordre mondial libéral n’était pas un ordre juste — c’était un ordre américain. Et cet ordre n’a plus les moyens de se maintenir comme avant.
Cela crée des opportunités stratégiques réelles. Des pays du Sud global qui refusent de choisir leur camp. Des opinions publiques européennes qui commencent à questionner l’alignement automatique. Des gouvernements qui cherchent des marges d’autonomie. Le monde multipolaire n’est pas un slogan : c’est une réalité en construction, et nous pouvons en être des acteurs.
L’élection présidentielle française de 2027 s’inscrit dans ce contexte. La France dispose d’atouts singuliers : un siège permanent au Conseil de sécurité, une tradition diplomatique d’indépendance, une capacité nucléaire autonome, des relations historiques avec le Sud global. Si une gauche de rupture accède au pouvoir sur une ligne authentiquement non alignée, attachée au respect du droit international et à la construction d’un monde fondé sur l’équilibre plutôt que sur la domination, ce serait une rupture historique. Pour la première fois depuis longtemps, un grand État occidental choisirait de rompre avec l’alignement quasi automatique sur Washington.
Une telle rupture ne transformerait pas l’ordre mondial à elle seule. Mais elle serait l’accélérateur d’un mouvement déjà engagé. Elle montrerait que c’est possible. Elle donnerait des arguments à tous ceux qui, dans d’autres pays, cherchent à faire de même. Elle pourrait être le point de départ d’un grand chamboulement mondial.
Conclusion
Trump n’est donc pas seulement le nom d’un homme.
Trump est le nom que prend la nécrose avancée du modèle américain : un moment où l’alliance entre oligarchie économique, domination impériale et hiérarchies raciales cesse progressivement de produire du consentement et ne se maintient plus que par la polarisation, la brutalité et la concentration du pouvoir.
Il est moins l’annonce que « America is great again » que le symptôme spectaculaire des contradictions accumulées par un empire qui demeure puissant, mais dont l’hégémonie n’apparaît plus incontestable.
Depuis la France, notre tâche est de contribuer à faire dérailler le train impérialiste pour de bon, en tirant profit de l’opportunité historique qui s’offre à nous. Cela implique de faire grandir le mouvement anti-guerre, de reconstruire une culture anti-impérialiste et de créer un rapport de force capable d’imposer une autre politique étrangère. Cela implique aussi de soutenir la principale force qui porte déjà, dans les faits, cette rupture dans le débat public.
À l’heure où nous parlons, une seule candidature dispose à la fois de l’assise populaire, de la cohérence programmatique et de la crédibilité politique nécessaires pour faire entrer ces combats dans le champ du pouvoir d’État : celle de Jean-Luc Mélenchon.
Allégorie vivante de métastase fasciste de l’empire, Trump peut devenir bien plus qu’un adversaire : un tremplin. Si nous savons tirer toutes les conséquences de ce qu’il révèle, alors cette période de danger pourra aussi devenir une période de bifurcation. Et cette bifurcation porte aujourd’hui un nom : l’arrivée de l’anti-impérialisme au pouvoir. Œuvrons ardemment en ce sens !
Yazid Arifi, Paroles d’honneur – Intervention lue lors du meeting « US go home! » du 12 juin 2016 à Saint Denis
Sources
Biographie de Donald Trump et fortune familiale
• New York Times, « Trump Engaged in Suspect Tax Schemes as He Reaped Riches From His Father », David Barstow, Susanne Craig, Russ Buettner, 2 octobre 2018. Enquête détaillée sur les 413 millions de dollars reçus de Fred Trump via des montages fiscaux.
• US District Court, Eastern District of New York, United States v. Fred C. Trump, Donald Trump, and Trump Management, Inc., dossier 1:73-01529, octobre 1973. Procès du département de la Justice pour discrimination raciale dans les logements locatifs.
• GOP Primary Debate, Fox News, 6 août 2015 (retranscription). Déclaration de Trump : « Quand j’appelle, ils viennent. C’est comme ça que ça fonctionne », en réponse à une question sur ses donations aux partis.
Enrichissement depuis janvier 2025
• Wall Street Journal, « Trump Family Business, Visualized », décembre 2025. Chiffres sur World Liberty Financial : 75 % des produits nets aux entités Trump, 1,2 milliard de dollars en cash en 16 mois.
• The New Yorker, enquête sur l’enrichissement de la famille Trump depuis janvier 2025 (4 milliards de dollars estimés), citée par Salon.com, 26 mars 2026.
• Forbes, estimation de la fortune personnelle de Trump à 6,5 milliards de dollars au cours du second mandat (triplée depuis janvier 2025), 2025-2026.
• US Senate Banking Committee, lettre des sénateurs Schumer, Warren, Wyden et Schiff aux procureurs généraux des États, 11 avril 2025. Demande d’enquête pour délit d’initié et manipulation de marché en lien avec la politique tarifaire.
• ABC News, « Democratic senators call for probe into possible insider trading over Trump tariff reversal », 10 avril 2025.
• Le Monde diplomatique / LVSL, « Les cryptos au secours du dollar : la doctrine cryptomercantiliste de l’administration Trump », décembre 2025. Analyse du $TRUMP (200 millions de jetons lancés le 17 janvier 2025, cours passant de 6 à 75 dollars en 48 heures).
Accord Iran–États-Unis (juin 2026)
• Le Devoir / AFP, « Les principaux points de l’accord Iran–États-Unis », 18 juin 2026. Détail du protocole d’accord en 14 points, médiation pakistanaise, réouverture du détroit d’Ormuz.
• Franceinfo, « Cessez-le-feu prolongé, réouverture du détroit d’Ormuz, statu quo sur le nucléaire… Ce que contient le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis », 18 juin 2026. Déclaration de Mohammad Bagher Ghalibaf : « cet accord acte l’échec des États-Unis ».
• Wall Street Journal, analyse de l’accord, 18 juin 2026 : « Trump cède bien plus qu’il n’obtient. »
• Franceinfo, « Accord entre l’Iran et les États-Unis : pourquoi le plus difficile reste à faire lors des 60 prochains jours de négociations », 19 juin 2026. Absence du démantèlement de l’arsenal balistique iranien du protocole.
Histoire impériale américaine
• Kosovo, 1999 : Human Rights Watch, rapport « Under Orders », 2001. Également : Chomsky, Noam, The New Military Humanism : Lessons from Kosovo, Common Courage Press, 1999. Sur l’absence de mandat ONU et les justifications humanitaires de l’intervention OTAN.
• Irak, 2003 : Iraq Body Count (iraqbodycount.org), base de données des victimes civiles. Estimation basse : plus de 200 000 morts civils documentés. Également : Chilcot Report (Iraq Inquiry), Royaume-Uni, juillet 2016.
• Libye, 2011 : Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU (17 mars 2011). Également : African Union, rapport sur les conséquences de l’intervention OTAN, 2013.
• Citizens United v. Federal Election Commission, 558 U.S. 310 (2010).
Citations
• W.E.B. Du Bois, Black Reconstruction in America, 1860–1880, Harcourt Brace, 1935, chapitre XII.
• Jimmy Carter, interview Thom Hartmann Program, 30 juillet 2015 (retranscription The Intercept).
• Paul Wolfowitz, Defense Planning Guidance (version fuitée), 1992.
• Henry Kissinger, citation attribuée dans The White House Years, Little Brown, 1979.
• Fidel Castro, discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, 26 septembre 1979 (source : archives ONU).